OpenAI a mis en ligne un nouvel ensemble de données baptisé OpenAI Signals, qui décrit la manière dont ChatGPT est utilisé dans un contexte professionnel. Le jeu de données couvre 165 activités de travail distinctes réparties dans près de 100 pays, offrant une vue granulaire des usages réels de l'outil plutôt qu'une estimation théorique de son potentiel.
L'approche se distingue des précédentes publications d'OpenAI sur l'impact économique de l'IA générative, qui reposaient surtout sur des projections. Ici, il s'agit de données d'usage observées, permettant de suivre dans le temps comment certaines tâches — rédaction, analyse, programmation, recherche d'information — gagnent ou perdent en importance selon les pays et les secteurs. Cette granularité par activité plutôt que par métier entier permet de mieux comprendre quelles tâches spécifiques sont déléguées à l'IA, indépendamment du poste occupé par l'utilisateur.
Ce type de données intéresse directement les économistes, les chercheurs en marché du travail et les décideurs publics qui cherchent à évaluer l'ampleur réelle de l'adoption de l'IA générative, au-delà des discours souvent spéculatifs sur l'automatisation des emplois. En publiant ces chiffres, OpenAI alimente aussi le débat public sur son propre rôle dans la transformation du travail, un sujet sur lequel l'entreprise est régulièrement interrogée par les régulateurs et les syndicats.
Reste que ces données proviennent exclusivement de l'usage de ChatGPT et ne reflètent donc qu'une partie du paysage de l'IA générative au travail, excluant les usages via des outils concurrents ou des déploiements internes en entreprise. Leur valeur analytique dépendra aussi de la méthodologie exacte de classification des activités, qu'OpenAI devra détailler pour permettre une utilisation rigoureuse par la communauté de recherche.