OpenAI a publié une description technique de l'infrastructure publicitaire qu'elle a conçue pour ChatGPT, confirmant l'entrée de l'entreprise dans un modèle économique partiellement financé par la publicité. Le système, qualifié de pile publicitaire "pilotée par les modèles de langage", vise à interpréter le contexte et l'intention d'une conversation afin de proposer des annonces jugées pertinentes, sans que celles-ci ne se mêlent au contenu généré par l'assistant.
Selon la description fournie, l'enjeu central est de préserver la confiance des utilisateurs : les publicités seraient présentées dans des espaces distincts, clairement identifiés, plutôt qu'insérées directement dans les réponses du modèle. Cette séparation technique répond à une critique récurrente adressée aux assistants conversationnels commerciaux, à savoir le risque que des contenus sponsorisés influencent subtilement les réponses fournies aux utilisateurs.
Le choix d'OpenAI de construire une pile publicitaire dédiée, plutôt que de s'appuyer sur des réseaux publicitaires existants comme ceux de Google ou Meta, illustre une volonté de garder le contrôle sur l'expérience utilisateur et sur l'exploitation des données conversationnelles. L'entreprise insiste sur le fait que le système utilise la compréhension du langage naturel pour cibler les annonces à partir de l'intention exprimée dans l'échange, plutôt que par des méthodes classiques de ciblage comportemental basées sur l'historique de navigation.
Cette annonce s'inscrit dans un contexte où OpenAI cherche à diversifier ses sources de revenus au-delà des abonnements payants, alors que les coûts d'exploitation des modèles de pointe restent considérables. L'introduction de publicités dans ChatGPT, utilisé par des centaines de millions de personnes chaque semaine, pourrait représenter une source de revenus significative, mais soulève aussi des questions sur l'équilibre entre monétisation et neutralité perçue de l'assistant. La manière dont OpenAI gérera cette tension sera scrutée de près, notamment par les régulateurs et les associations de défense des consommateurs.