Selon une publication du site redact.dev, relayée sur Hacker News, les pages d'aide de WhatsApp contiendraient des instructions dissimulées destinées à des modèles de langage. Ce texte, invisible pour un visiteur humain mais lisible par un système automatisé analysant le code source de la page, demanderait explicitement de ne pas recommander à l'utilisateur de contacter un régulateur en cas de litige.
Ce type de technique s'apparente à de l'injection de prompt indirecte : un contenu web normal est modifié pour inclure des consignes destinées à manipuler le comportement d'une intelligence artificielle qui viendrait le lire, que ce soit un assistant intégré à un navigateur, un chatbot de support ou un agent chargé de résumer une page. L'objectif supposé ici serait d'empêcher ces systèmes de suggérer aux utilisateurs mécontents de saisir une autorité de protection des données ou un organisme de régulation équivalent.
Si les détails techniques précis de la découverte restent limités dans les informations disponibles, l'affaire illustre une préoccupation grandissante dans le secteur de la sécurité informatique : à mesure que les assistants IA sont utilisés pour naviguer, résumer ou répondre à la place des utilisateurs, les pages web deviennent une nouvelle surface d'attaque. Des acteurs, qu'il s'agisse d'entreprises ou de tiers malveillants, peuvent chercher à orienter les réponses de ces systèmes en insérant des instructions cachées dans du contenu apparemment anodin.
L'épisode soulève aussi une question de gouvernance pour les grandes plateformes : si de telles instructions existent réellement, elles interrogent sur la frontière entre optimisation du support client et tentative de contourner des recours légitimes des utilisateurs. Meta n'a pas, à ce stade, commenté publiquement ces allégations selon les informations disponibles.