NVIDIA a annoncé un élargissement de sa plateforme Cosmos, dédiée aux modèles du monde, c'est-à-dire des systèmes d'IA capables de comprendre et de simuler des environnements physiques réels. Cette mise à jour vise à faciliter le travail des développeurs qui conçoivent des agents pour la robotique, les véhicules autonomes ou d'autres applications d'IA physique nécessitant une représentation fidèle du monde réel.
Parmi les nouveautés figurent des outils d'entraînement supplémentaires, des checkpoints de simulation préconfigurés ainsi que des blueprints pour Cosmos Data Factory, une brique logicielle destinée à la génération et à la gestion de données synthétiques. Ces ajouts doivent permettre aux équipes de construire, d'évaluer et de déployer plus rapidement des modèles du monde adaptés à leurs cas d'usage spécifiques, sans repartir de zéro à chaque projet.
NVIDIA met en avant le positionnement de Cosmos parmi les meilleures plateformes ouvertes du secteur, la présentant dans le top cinq sur six classements différents consacrés aux modèles ouverts. Ce type de classement reste toutefois à relativiser, les méthodologies d'évaluation variant d'un benchmark à l'autre, et l'entreprise communiquant naturellement sur les résultats qui la favorisent.
Cette extension s'inscrit dans la stratégie plus large de NVIDIA visant à occuper une position centrale dans l'écosystème de l'IA physique, un segment en forte croissance où l'entreprise cherche à reproduire le succès obtenu avec ses GPU pour l'entraînement des grands modèles de langage. En ouvrant davantage d'outils autour de Cosmos, NVIDIA cherche aussi à fidéliser une communauté de développeurs susceptibles d'utiliser à terme son matériel et ses services cloud pour l'entraînement et le déploiement de ces modèles.