Selon des informations rapportées par CNBC, les revenus annualisés d'OpenAI se situeraient 20 milliards de dollars en dessous des chiffres que la société avait auparavant laissé entendre. Cette révision à la baisse intervient alors qu'OpenAI a multiplié, ces derniers mois, les annonces d'accords d'infrastructure massifs avec des fournisseurs de calcul comme Nvidia, Oracle et CoreWeave, pour des montants cumulés se chiffrant en centaines de milliards de dollars sur plusieurs années.
L'écart entre les revenus réels et les projections antérieures soulève des questions sur la capacité d'OpenAI à financer ces engagements à long terme uniquement par ses revenus d'exploitation. L'entreprise, qui reste déficitaire malgré une croissance rapide de ses abonnements ChatGPT et de son activité API, dépend fortement de levées de fonds successives et du soutien de partenaires stratégiques comme Microsoft pour soutenir ses dépenses en calcul.
Cette nouvelle intervient dans un contexte où les investisseurs et observateurs du secteur scrutent de plus en plus la viabilité économique du modèle d'affaires des grands laboratoires d'IA générative. Les contrats pluriannuels signés avec Nvidia pour les puces, avec Oracle pour l'hébergement cloud, et avec CoreWeave pour la capacité de calcul supplémentaire, représentent des engagements financiers considérables qui doivent être mis en perspective avec les revenus réels de l'entreprise.
Si les détails précis des chiffres sous-jacents restent à confirmer, cette révision illustre une tension plus large dans l'industrie de l'IA : celle entre des promesses de croissance ambitieuses, utilisées pour justifier des investissements en infrastructure sans précédent, et la réalité plus mesurée des revenus générés à court terme. La question de savoir si ce modèle de dépenses anticipées est soutenable à l'échelle de l'industrie reste ouverte, et ce type de révision pourrait alimenter un débat plus large sur une possible survalorisation du secteur.